Isabelle de Boysson

 


Isabelle de Boysson se consacre exclusivement à la peinture depuis 2000. En grande partie autodidacte, elle a néanmoins perfectionné sa technique auprès des Pastellistes de France, de Yorg Hermle et de Daniel Sciora, lui-même élève de Mac Avoy.

Elle réalise sa première exposition personnelle en 2002.

Expositions personnelles

Février 2005 : "Encres et Monotypes", Studio Maleeva - Rayk Off Galerie, Paris
Mai 2005 : exposition privée, Londres
Novembre 2006 : "Pays Visages", Studio Maleeva - Rayk Off Galerie, Paris
Juin 2007 : Image / Visages, Galerie du Dragon, Paris
Janvier 2009 : « Métamorphoses du désir », Les Nouvelles coïnciden-ces/Galerie Charlotte Norberg, Paris
Février 2011 : « La part de l’ombre », exposition avec Claire-Lise Petitjean et Sandrine Pincemaille, Les Nouvelles coïncidences/Galerie Charlotte Norberg, Paris

La figure humaine est au centre de son travail ; mais entre le corps humain et les objets naturels comme les pierres, les arbres, les paysages, I. de Boysson perçoit des résonances, des ressemblances formelles ou rythmiques, voire même symboliques  : les uns et les autres se répondent. Aussi l'intention du peintre est-elle de traiter le corps comme un objet naturel et l'objet naturel comme un corps.
Ces correspondances donnent à sa peinture, résolument figurative dans sa démarche, un caractère allusif, moins immédiat.


Son art n'a pas de lecture conceptuelle : il se laisse porter par l'élan créateur, par l'émotion, par le geste ; une démarche qui repose sur une lente maturation pour chaque sujet, une recherche préalable approfondie puis une grande rapidité dans l'exécution. Ce travail laisse une grande place à l'accident : un accident maîtrisé par l'apprivoisement des matériaux, par la rigueur du dessin, mais avec sa part d'aléa.

Pour Isabelle de Boysson, la peinture est essentiellement la trace d'une gestualité. Le trait se veut sans repentir, quelque soit le support et le medium utilisé : il s'agit de lancer sans reprise, de réaliser un coup, réussi ou raté à l'instant d'être réalisé : « Les premiers traits sont fondateurs, ils sont le tronc, le souffle, la colonne vertébrale. Dans son geste même, peindre porte en soi ce sentiment d'irréversible, qui est aussi celui de choisir être peintre ».

La Galerie du Dragon a présenté au printemps 2007 un cycle de peintures dont une large partie est née de la contemplation de l'art du Gandhara : cette région située aux confins de l'Afghanistan et du Pakistan a vu fleurir un art statuaire subtil, au carrefour de l'influence bouddhique et de la statuaire grecque antique. Admirative de la finesse d'expression des statuettes de dieux et de déesses, de boddhisattvas et autres figures du panthéon bouddhique du Musée Guimet, Isabelle de Boysson explore à travers elles les jeux du regard et du sourire sur des visages de pierre tout prêts à prendre vie.